De qui vous êtes?





Bienvenue à bord de notre blog « Le voyage de Coriana », larguez les amarres et voyagez en notre compagnie…
Prenez la barre et lisez nos récits illustrés, regardez nos vidéos, visitez nos galeries photo, découvrez nos amis et participez à la manœuvre en nous larguant vos commentaires…
Bref, naviguez  tranquille, sans vomir, et amusez vous bien.
Yec’h vat et pousse au large…
                                                                Coriana

Publicité

Samedi 29 avril 2006


Nav pointe st george2



Par Ron&Kat - Publié dans : video
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 29 mars 2006


Aujourd’hui est un jour chaud! Inutile d’essayer de vous l’écrire, imaginez seulement une semaine d’été compressée en un seul jour… allez, un effort… vous dégoulinez déjà n‘est ce pas! Tout ça pour vous dire qu’on n’a pas une vie facile-facile.

Toute cette chaleur ne m’aide pas à trouver des mots pour vous restituer notre périple. Essayez donc d’écrire l’Afrique quand votre désir le plus cher est d’être un ours blanc faisant la sieste sur la banquise.

Hissons les voiles, tout dessus, hardi les gars, et raidi la toile… Oh là, Oh là,  nous ne sommes pas dans le chenal du four, Neptune non!
On part de Ziguinchor en route pour Affiniam à 2h30 d’ici parce que là-bas il y a des fruits, des pan-pelmousses, des mindarines et des z’oranzes… Le village est construit sous les arbres et respire la fraîcheur.
Nous siestons là 4 jours, histoire de se mettre à ne rien faire mais nous craquons, le rockn’ roll prend le dessus et le vendredi 17 Mars,nous nous minons honteusement la gueule d’un rhum au méthanol pur en écoutant toute ma discothèque, de Afghan Whigs aux Young Gods…

Le lendemain, c’est WOODEN-FACE (traduisez: Gueule de bois)

Nous quittons l’endroit la tête à l’envers! Et chargés de fruits supra-vitaminé. Route Djilapao, tout à la voile ou presque, belle performance! Nous buvons le thé chez Syriac avec Esprit, Salomon et Frédéric… c’est bon le thé! Nous revoyons Jeanne-d’Arc, pas ses moutons, elle s’est mariée et son petit a grandi depuis l’année passée. Trois jours agréables au calme… cette fois nous ne craquons pas, de vrai ascètes nourris d’oranzes.



Mardi 21, départ 7h, le soleil se lève, décidément c’est une habitude ici
. Tout est calme, nous débouchons sur le bras principal, Gégé sur PUZZLE est juste devant nous et derrière c’est Julien sur ANTIGUA. Doucement le vent s’installe et les voiles se rappellent aux bon souvenirs, CORIANA respire à plein poumons. Julien nous double au moteur, nous l’invectivons à mettre les voiles, le vent monte encore, le fleuve reste calme et nous le redoublons à près de 7noeuds! Il hisse enfin, on a bien insisté et la régate commence. CORIANA est en grande forme, imbattable, déchaînée (comprenez caréné), l’étrave fume, Katell à la barre est aux anges… Nous stoppons à Pointe St Georges où nous retrouvons Angélique qui bien-sûr nous offre à manger. Elle avait reconnu CORIANA! Nous donnons sa photo au récolteur de Bounouc qui bien-sûr nous offre un… une bouteille!

NB: si je continue à cette allure, j’écris un livre!

Dans le village, j’y crois pas, TU le crois pas, une antenne TV. Ce qui veut dire que je peux  regarder le match Chelsea/Barcelone. On s’invite,  ici ça n’a rien de l’incruste… et évidemment on mange, le Niankatang (riz blanc) avec des carpes de rizières pendant que les moustiques, eux, se régalent sur nos chevilles (il m’arrive de rêver aux pieds-bots). Pendant le match ils sont collés à l’écran, j’en ai déduit, peut-être un peu simplement, que le moustique aime le foot à la TV, quand à savoir qui il supportaient, je vais devoir étudier quelques temps encore…

En route pour Cachouane, le vent souffle fort et encore une fois c’est un régal, nous négocions la passe de Karabane à la voile, un défi au vent de la Casamance… Ebunkut (lieu-dit du mouillage) nous voit débouler voiles en ciseaux, YEAH!YEAH!YEAH! Seulement un voilier au mouillage, c’est Yves et Delphine, cool!

Papys, doit aller monter des tables d’accouchements  dans les petits villages voisins de Ourong et Vendaye, je me propose de l’aider, nous chargeons la pirogue et prenons mes outils, ballade dans de petits bolongs, la nuit tombe, j’ai la pirogue en main, un vieux rêve est réalisé! Barrer une vraie pirogue au cœur de l’Afrique.  





 

 






















 Enfin, c'est la fête des voiliers, le village nous accueille avec tout le protocole africain, (nous sommes seulement 4 voiliers!!!) il nous faut arriver de la plage, les enfants nous chantent la Marseillaise, on baisse la tête, et puis l’hymne sénégalais en hissant le drapeau.

On nous présente les sages du village, les sages femmes également, et puis un petit apéro-Bounouk. Les femmes commencent à danser, les enfants ensuite. Nous mangeons tous ensemble. Je m’autorise une sieste avec les sages qui eux avaient abusés du Bounouk. La fête reprend de plus belle et tout le monde danse jusqu’au soir.


 
Les jours passent, et il devient compliqué de tout écrire…
Nenexe chavire au cul de BOHEME, nous perdons bassine, vêtements et en sommes quitte pour un rinçage du hors-bord, on fête cela avec du magret de canard et une bonne bouteille de rouge (merci les Bohémiens!).

Jeudi 9 Mars, Nous quittons Cachouane pour Niomoun, l’harmattan a bouché l’horizon et nous ne voyons pas les rives! Beaucoup de voiliers à Niomoun, donc gros apéro, surtout que BILBO est là! Nous ne restons pas, nous gagnons Kallisseye par de petits Bolons, nous nous tankons et CORIANA fait ventouse dans la vase, l’eau rentre par le puit de dérive, marche arrière, moteur à fond, Katell sonde autour du bateau avec l’annexe. Sur la berge, un pêcheur m’indique la bonne route, on sort en charruant le fond! Nous avançons à tâtons et arrivons à Kalisseye.

 Au large les rouleaux, sur le bord des filaos, une langue de sable imberbe les sépare. Un décor vide ou presque, une nature sereine, efficace, qui donne à voir, une force tranquille qui nous assure que le béton n’est pas encore roi sur terre, respect total, l’homme ne contrôle rien ici. Nous nous balladons la journée entière, et le retour à travers la brousse est épique!



Sur le bord, de grosses vaches côtières se promènent en petit troupeau, ajoutant encore à la force du décor. Nous marchons jusqu’à un petit village de pêcheur, mais aussi de « cultivateurs », ici c’est le paradis du « Hassiss », et les yeux bien rougis ne sont pas seulement l’effet du soleil!



  
Nous achetons du poisson, 2 tiofs, 1 Otolithe.

Le soir nous faisons un grand feu sur la plage, et dévorons tout ça en compagnie de Xavier, Thomas, Soizic et Gégé. La lune est gratuite et nous offre sa lumière, la marée montante vient lécher nos pieds mais on endigue, on fortifie, Katell gagne le surnom de Vauban. L’air est frais, vivifiant, agréable, il vient du large.








Nous descendons vers Kati en compagnie de Soizic. Nous sommes vraiment perdus, loin du monde. Nous cherchons les singes...

   
    rencontrons les pélicans et les flamands roses...



  Jean Diatta, le seul habitant de l’île est un vrai personnage.Il a la sagesse de l'hermite.Nous passons de beaux moments avec lui, sa petite famille et sa conception étonnante de la vie...
  Quelques pêcheur débarquent au petit matin, nous retrouvons là François, souvenez-vous, notre chasseur de crocodile. Sa pirogue s’est retournée dans les rouleaux, il a été repêché mais maintenant il lui faut retrouver la pirogue et surtout le moteur, il n’a pas l’air traumatisé par son histoire. La vie continue après tout et si elle avait du s’arrêter… Inch Allah et Dieu est grand.





Par Ronan - Publié dans : Le Voyage
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 29 mars 2006

                           Coriana vue du haut du mât de Quetzal

    De nos activités passionantes, tout n'a pas pu être photographié, le mariage, les danses, les luttes, tout ça c'est bien dommage mais vous ne les verrez pas parce que nous n'étions pas partis pour aller à la noce mais pour rechercher avec notre annexe dans les bolongs une annexe qui le soir précédent s'était fait la malle! (tout le mouillage parlait d'une fugue!!!)

Vous ne verrez pas non plus l'ordination du prêtre de Niomoun, et la belle messe qu'il a faite digne du pardon de sainte Anne à la grande époque. L'orchestre au complet très 70's par moment à mon goût et la grande chorale de Dakar pour chanter avec... un truc bien ici c'est que tu peux boire tranquille une bière au LAMBAL-POCHE pendant que le curé est à faire son sermon...
Deux jours avant la messe y'avait eu l'enterrement d'une vieille dame, les femmes étaient toutes à danser d'un bord et les hommes à défiler de l'autre. Avant ils avaient fait faire une dernière promenade à la vieille dame, le tour du quartier de son village! Pas de photos non plus! Un certain respect il fallait garder!

Bon, y'a eu plein de choses encore mais Katell me demande si je peux l'aider a décortiquer les crevettes, elle est à faire des Nem'.
A la Tabaski, nous avons égorgé le mouton face à la mecque, tous ils avaient bien aiguisé leurs couteaux et aucun mouton n'a échappé à son triste sort. Nous avons beaucoup et très bien mangé ce jour là. Pour digérer plus facilement nous sommes allés faire un tour chez la famille Catholique du village pour boire le Bounouk...


Katell a aussi essayé de pêcher les crevettes à la main dans la vase avec les enfants. Firu qu'elle était avec sa pêche (une seule crevette!).






















Ah, si! on a eu un serpent à bord,mais je l'ai vaillament occis avec une rame et des bottes aux pieds!













Je pourrai bien ne pas finir, ou bien écrire une suite avec mon autre oeil...
Le Sénégal s'est qualifié et ici les gens sont contents, nous aussi, c'est encore un bon pretexte à faire la fête.
Autrement, nous avons fait des bonnes pêches grâce au filet, nous avons mangé beaucoup d'huîtres, bu quantité de thé et de bounouk(vin de palme) et j'ai réussi à être saoûl avec...c'était la soirée d'adieu de nos amis marseillais, alors il fallait bien ça!

Nous avons mis trois jours à obtenir nos prolongations de séjour en passant par le consul vu que Mr Gassama ne voulait pas nous donner un reçu sans quelques billets CFA pour arrondir sa fin de mois de fonctionnaire sénégalais encore plus tué à la tâche que les nôtres!
etc, etc, etc,

Nous avons aussi carené Coriana sur la plage d'Ebunkut à Kachouane.


Allez, on va pas aller fatiguer le
monde avec toutes nos histoires, y a trop à raconter.


Kenavo,
ar vec'h al

               
Par Ronan - Publié dans : Le Voyage
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 13 décembre 2005

           Le voyage continue...

   Nous sommes donc toujours en Casamance. Après trois semaines passées à remettre CORIANA en "beauté" et à nous défatiguer des quelques mois passés en Bretagne, nous sommes arrivés à "la ville" Ziguinchor.
 
Les 2 semaines à Cachouane furent sympathiques, nous y avons retrouvé les amis de Quétzal et Saltimbanque et bien-sûr, nos amis de Sounka, le campement magique: Dame, Papis, Bamba et tous les autres avec qui nous avons fait la fête
et des pizzas


Mathieu à la pâte
                                        





          Céline
          tout sourire


 


Nous avons remis le moteur en marche (5h de
patience, monsieur FARYMAN n'étant point décidé à se réamorcer... AH! les lois de la "dieselie") et pui
s gratté la coque, mon dieu, que de vie là-dessous!
Bien sûr il y eu du foot, des baptêmes,du thé,de la pêche en pirogue, la récolte du riz, du soum-soum(alcool fort!!!),des longues discussions sur l'animisme, les gris-gris, la société africaine en générale...des cadeaux donnés, des cadeaux              reçus...                                                                                    






Hélène prépare
le thé




Nous devions remonter sur Zig', les provisions de bord commençant à nous manquer. Nous faisons escale à Niomoun, guidés par Bilbo dans l'entrée du bolon qui n'est pas toujours facile (bancs de sable de chaque coté). Le village est étendu sur 4 quartiers, tres animiste, pur et dur, ici on fait parler les morts et les femmes stériles finissent par enfanter... pour nous, il y a un petit campement où la biere est toujours fraîche et bonne et pas cher (votons tous animistes au prochaines élections).



                                  Le campement Alouga à Niomoun vu par Katell

Bref nous devions stopper deux jours et puis le plaisir se prenant là où on le trouve, nous y sommes restés 4. Le temps de se prendre une bonne sur Ilo, une bouteille de ricard pour 4, plus ty-punch, j'ai eu le mal de mer dans l'annexe en retournant sur Coriana, je me suis couché dans le cockpit... le lendemain il faisait beau, on aurait préféré qu'il ne le fasse pas, because "big wooden face". Ceci dit, pour le soir nous étions prêts pour la fameuse chasse au crocodile , le soir dans les anciennes rizières où il rôde, faisant régner la terreur.

Le lendemain nous levons l'ancre et avec ce départ tout bascule dans l'horreur..
 
Au départ de Niomoun, l'intérieur de ma main droite me démange, juste quelques picotements, une morsure d'araignée chopée en dessinant assis dans le sable... et puis le soir, à Ziguinchor (tandis que je déguste une bière flambante et fraîche, une FLAG),ma main gonfle, gonfle et regonfle encore, j'ai mal (Aie!Aie!Aie!!!) Bilbo nous invite à passer pour prendre quelques médecines, de l'homéopathie, et du pastis, ca va mieux...
Le lendemain ma main a dégonflé, ca va mieux encore...
Le surlendemain, encore mieux, presque fini, demain je monte dans le mât et je nettoie la cale moteur...mais voici le tournant de l'histoire: en rentrant sur Coriana, je me vautre, même pas saoul en plus, et évidement je cogne ma main pile-poil là où il fallait pas.Alors là pour le coup, j'ai eu très très mal. Katell elle, elle a trouvé ça marrant, ça l'était sûrement vu de l'extérieur de ma main. Bref, la main enfle, nuit sans sommeil, le cauchemard commence!
Evidement le dimanche à Bamako c'est le jour de...Ah non pas ca, le dimanche à Zig'... bref on se retrouve chez un pharmacien qui sort d'un palud pour nous prescrire des anti-inflamatoires...ca n'a pas fait grand chose donc le lundi je me décide à trouver un médecin, un vrai, Mme Fatou Binetou Diouf, qui elle me conseille les antibiotiques et des pansements de bétadines et surtout des di-antalvic pour calmer la douleur (pas plus de 6 par jour, tu parles!!!).
Le mardi, rien ne bouge, je retourne la voir et elle me met en rapport avec un chirurgien de l'hopital régional de Ziguinchor. Le lendemain,  6h debout, 7h à l'hosto et puis l'attente, la longue attente.Il y a là un homme qui, avec son chariot à pédales manuelles, a mouliné une partie de la nuit  (20 ou 30 km) et dormi devant la porte du médecin... Ledit médecin n'est pas venu, ou tard, trop tard. Pour faciliter notre affaire, c'était jour de grève... Nous avons fais la queue pour les urgences, vu un vieux se pisser dessus et traîner sa pisse jusque dans le bloc opératoire...Nous ne sommes que des toubabs après tout.
Heureusement, a un moment ca passe. Un chirurgien va s'occuper de mon cas, faire des radios(faut voir le matos, un bon sablage ferait pas de mal...).Il regarde ma main, ne sait trop quoi en penser,c'est trop étendu pour ouvrir.Il m'enfonce une aiguille sous la peau, y'a rien encore qu'il dit, pas une goutte de pus.Il décide de me faire un pansement d'alcool à 90° à garder humide pendant 48h , pour faire sortir tout le pus , et de me donner des antibios plus costauds, de l'Augmentin.Je reviens après demain...( plus d'un litre d'alcool à 90°! Je suis privé de bière, mais je ne me prive pas d'alcool!)

  Le Jeudi soir, Quétzal revient de Dakar, je suis content de les voir. Nous mangeons au restos tandis que mon infection se fait une sortie. Ca y est, ça coule, du pus,dupus,dupus...C'est à vous dégouter de mes brochettes de boeuf, mais je suis heureux, je vais moins souffrir, dormir,dormir,surtout...Coule petit pus,coule.Toute la nuit, il va couler...
Vendredi 10h,de nouveau à l'hopital, il regarde sous le pansement et me dit "on va opérer" on va chercher tout ce qu'il faut, bétadine, seringues, xilocaïne, compresses, bandes...
Il met la musique,Youssou N'Dour, me demande si j'aime, je réponds oui,fermement. Y'a des moments dans la vie, il vaut mieux pas se la jouer:"ta musique c'est de la merde" surtout avec un gorille,boucher humain de formation, pesant dans les 90kg avec les belles formes qui vont avec. Avant de commencer il me dit ca va faire "un peu" mal...et puis c'est parti: une piqûre, deux, trois,quatre, dans la plaie,entre les doigts,et le scalpel qui découpe partout pendant que je grince des dents, entre deux "putain, enculé", je pense à Katell dehors qui doit m'entendre, j'essaie de me taire, je souffle, je rigole de douleur, et de comment on en arrive là, comment le corps humain résiste à de telles souffrances. Et toujours en écoutant cet enfoiré de Youssou N'Dour (je lui dirai un jour que c'est de la daube, mais plus tard, il y a un temps pour tout...) l'autre gorille appui partout pour faire sortir le pus, une bonne double dose de ricard soit dit entre nous...je suis debout, vivant, et je regarde ma main, ce bout de chair à vif.
Je tiens à rendre à ce jeune médecin un grand merci pour mille choses trop complexes à vous expliquez, c'est quelqu'un de bien et c'est tout.
Je suis sorti, c'était au suivant.Chez nous il y aurait eu une salle de repos et un suivi psychologique(Cronenberg c'est rien à coté du film gore que je venais de voir). J'ai couru sur le parking de l'hôpital, je rigolais toujours, je sautais, j'étais accroupis, j'avais mal. Avec Katell on a bu un coca et fumé une clope à la boutique, les gens autour de nous étaient vraiment cool, compatissants, justes, la Casamance est belle.
J'ai souffert 1h encore et puis tout s'est calmé. Depuis c'est le bonheur,enfin faut
pas regarder ma main! Katell doit me faire le pansement tous les jours, ce matin était le premier, Beurk!!!Elle a failli vomir... Au moins trois semaines d'antibio et puis on verra, je retourne chez mon boucher préféré vendredi prochain, pour voir!
 
Par Ronan - Publié dans : Le Voyage
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 13 décembre 2005
DAKAR --->  ZIGUINCHOR, Le 10 novembre 2005
 
   Fall, un taximan sympa nous prend au CVD (cercle de voile de Dakar) à 5h comme convenu la veille. Nous roulons vers Pompier, la grande gare routière de Dakar. Il fait nuit, chaud, lourd, ça sent les ordures et la fumée, l'Afrique industrielle, la sueur matinale d'une grande ville qui ouvre son premier oeil. Des collégiennes en uniformes attendent un car "rapide" ( sur lesquels parfois est écrit "faites qu'on arrive en entier" ou "Alhamdoulilahi: dieu nous garde!").
 
   Nous entrons dans Pompier, ici ca sent la pisse (dixit Katell), ca se bouscule déjà, c'est supportable! Nous négocions 2 places pour Ziguinchor dans une 504 sept places. Je tire la meilleure place, devant, avec le chauffeur, je pourrai ainsi étaler mes longues jambes car dix heures de taxi nous attendent... Evidemment il faut pousser pour démarrer l'engin. Nous n'avons presque pas de feux de routes, si, parfois le chauffeur cogne sur le tableau de bord et soudain, magie du bricolage africain, la route devant nous devient presque visible. Nous doublons, redoublons, un camion s'est renversé au milieu de la route, c'est anarchique, passe à droite, passe à gauche, accellère... sinon en face!? Le chauffeur égrenne son chapelet de la main gauche en murmurant quelques versets coraniques et nous conduit dans l'invisible de la main droite... Allâhou akbar (Allah est le plus grand), je l'espère de tout mon coeur de mauvais chrétiens. L'aventure est commencé, je suis bien, heureux comme un enfant, innocent de tout, ma figure s'est fabriqué son plus large sourire depuis des mois. Nous fonçons à travers l'Afrique, vitres ouvertes, un beau jour pour mourir...
 
   Devant nous le jour pointe, un disque rouge monte sur l'horizon, quelques alto-cumulus se promènent dans le ciel déja converti au bleu du jour.  Dans le taxi le jour naissant à réveillé les langues, nous discutons foot, et ce fameux 2-0 qu'on s'est vu infliger en coupe du monde... à quoi je renvois qu'ils ne sont même pas qualifiés pour la coupe du monde. Plus loin,sans le moindre étonnement, nous crevons, le crick casse, évidemment!, nous attendons, tandis que la chaleur s'installe, un nouveau crick que nous donnera le taxi suivant.
  
 
   Nous approchons de la Gambie, la route devient épouvantable, nous attendons deux heures pour passer le bac... De chaque côté du fleuve le commerce fait rage, petits restos, arachides, boissons fraîches, tissus, vêtements, montres et mille choses encore. À deux cent mètres des berges c'est la brousse à perte de vue et notre piste s'y glisse comme elle peut. Nous passons les douanes sans problèmes, l'un des passagers est un chef militaire nommé à Ziguinchor, il voyage avec sa femme et ses trois enfants, et il facilite bien nos affaires, on ne nous fait pas attendre sous le soleil, on gagne du temps, en Afrique pensez-donc! La casamance est proche, le vert fait son apparition dans le paysage, les rizières sont partout. Nous arrivons à Ziguinchor vers 16h, en sortant mon sac du coffre, une dizaine de cafards se dispersent à mes pieds...
  
   Le temps d'embarquer dans un autre taxi et 10mn plus tard nous sommes au Perroquet, au bord du fleuve, Katell s'empresse de prendre une douche, Quétzal est là, demain ils descendent le fleuve et nous en profiterons pour retrouver Coriana.

                                                   
                         CORIANA retrouve son copain QUETZAL
Par Ronan - Publié dans : Le Voyage
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Ohé matelots!


Quelque part au large du Cap Blanc


Partis en Août 2003 pour rejoindre rapidement la Guyane, nous sommes arrivés en Casamance, par le (heureux) hasard des vents , des courants, et des rencontres.Le bonheur se prenant là où il est...
Traversée de l'Atlantique prévue début 2008, normalement, direction le Brésil, puis l'Argentine. A moins que d'autres pays d'Afrique ne nous appellent...
Ronan, Katell et Coriana

Images aléatoires

  • gueule-de-bois.jpg
  • elinkine-casamance.jpg
  • chiottes.jpg
  • Avant
  • stef.jpg
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus